Par un beau jour sans vent de la fin du mois, balayer et ratisser les
feuilles mortes. On les emploiera dans le silo à compost, ce qui donnera
un excellent terreau de feuilles. Si les feuilles sont coriaces et
difficiles à faire pourrir (charme, chêne, platane), on s'en servira
pour protéger les plantes fragiles (agapanthe, iris, kniphofia,
schizosty-lis...,) formant une couche isolante dans les régions où de
fortes gelées sont à craindre. En montagne, on ramassera dans ce dessein
des aiguilles de conifères ou des branchages de sapin.
Une épaisseur de 15 cm est nécessaire pour assurer une bonne
isolation. Éliminer les feuilles qui pourrissent trop vite. Seuls, les
racines et les bourgeons demandent une protection, on laissera dépasser
les feuilles encore vertes. Recouvrir le tas de feuilles d'un gros pot à
fleurs retourné ou de gros cailloux, de bâtons ou d'un paillasson, d'un
film de plastique perforé pour l'aération; ceci évite la dispersion par
le vent. On maintient cette couverture jusqu'en mars ou avril, selon les
risques de gel et les régions.