Information
individuelle
et écrite
Chaque
salarié doit
être informé
individuellement
et par écrit
qu'il a la
possibilité
de
bénéficier
de la CRP en
cas de
procédure de
licenciement
économique.
Contenu du
document
d'information
Le contenu
du document
remis par
l'employeur
au salarié
doit
mentionner :
-
la date
de
remise
du
document
faisant
courir
le délai
de
réflexion,
-
le délai
imparti
au
salarié
pour
donner
sa
réponse,
-
la date
à partir
de
laquelle,
en cas
d'acceptation
de la
CRP, son
contrat
de
travail
est
rompu.
Il comporte
également un
volet «
bulletin
d'acceptation
»
détachable,
que le
salarié doit
compléter et
remettre à
son
employeur
s'il demande
à bénéficier
de la CRP.
Lorsque le
licenciement
économique
doit être
précédé d'un
entretien
préalable au
licenciement,
le document
est remis au
salarié au
cours de cet
entretien,
contre
récépissé.
Lorsque le
licenciement
économique
doit être
soumis à la
procédure
d'information
et de
consultation
des
représentants
élus du
personnel,
le document
est remis à
chaque
salarié
concerné,
contre
récépissé, à
l'issue de
la dernière
réunion de
consultation
des
représentants
du
personnel.
Délai de
réponse du
salarié
Pour toute
procédure de
licenciement
économique
engagée à
compter du
1er avril
2009, le
salarié
dispose d'un
délai de
réflexion de
21 jours à
partir de la
date de
remise du
document
proposant la
CRP pour
accepter ou
refuser une
telle
convention.
Le délai de
réflexion
est de 14
jours pour
les
procédures
engagées
avant le 1er
avril 2009.
Le délai est
prolongé
jusqu'au
lendemain de
la date de
notification
à
l'employeur
de la
décision de
l'autorité
administrative
compétente
pour les
salariés
dont le
licenciement
est soumis à
autorisation.
Au cours de
ce délai, le
salarié
bénéficie
d'un
entretien
d'information
réalisé par
Pôle emploi
- Assédic,
afin de
l'éclairer
dans son
choix.
Lorsque, à
la date
prévue pour
l'envoi de
la lettre de
licenciement,
le délai de
réflexion
dont dispose
le salarié
n'est pas
expiré,
l'employeur
lui adresse
une lettre
recommandée
avec demande
d'avis de
réception.
Cette lettre
lui rappelle
:
-
la date
d'expiration
du délai
de
réflexion,
-
qu'en
cas de
refus de
la CRP,
elle
constitue
la
notification
de son
licenciement.
Adhésion
Remise du
bulletin
d'acceptation
Pour
manifester
sa volonté
de
bénéficier
de la CRP,
le salarié
remet à
l'employeur
le bulletin
d'acceptation
complété et
signé.
Le bulletin
d'acceptation
doit être
accompagné
de la
demande
d'allocations
spécifiques
de
reclassement
dûment
complétée et
signée par
le salarié
et comporter
une copie de
la carte
d'assurance
maladie
(Carte
Vitale) et
d'une pièce
d'identité,
ou du titre
en tenant
lieu.
Effets de la
demande
d'adhésion
En cas
d'acceptation
du salarié,
le contrat
de travail
est
considéré
comme rompu
d'un commun
accord (même
si le
salarié
conserve la
possibilité
de contester
le motif
économique
du
licenciement),
à la date
d'expiration
du délai de
réflexion.
La CRP prend
effet dès le
lendemain de
la fin du
contrat de
travail.
L'absence de
réponse au
terme du
délai de
réflexion
est
assimilée à
un refus.
Dans ce cas,
le salarié a
seulement
droit à
l'indemnisation
par
l'assurance
chômage.
Statut du
salarié
ayant
accepté la
CRP
Le salarié
bénéficie,
dès le jour
suivant la
rupture du
contrat de
travail, du
statut de
stagiaire de
la formation
professionnelle.
Accompagnement
et aides au
reclassement
personnalisé
Entretien
individuel
de pré-bilan
Le salarié
qui accepte
une CRP
bénéficie,
dans les 8
jours
suivant la
date d'effet
de la
convention,
d'un
entretien
individuel
de pré-bilan
pour
l'examen de
ses
capacités
professionnelles.
Cet
entretien
est destiné
à identifier
le profil et
le projet de
reclassement
de
l'intéressé,
ses atouts
potentiels,
ses
difficultés
et ses
freins
éventuels.
Il peut
conduire si
nécessaire à
un bilan de
compétences.
Il est
réalisé par
Pôle emploi
- ANPE ou
l'un des
autres
organismes
participant
au service
public de
l'emploi, en
prenant
notamment en
compte les
caractéristiques
des bassins
d'emploi
concernés.
Plan
d'action de
reclassement
personnalisé
Les
prestations
d'accompagnement
retenues
d'un commun
accord, au
vu du
résultat de
l'entretien
de
pré-bilan,
sont
proposées à
l'intéressé
au plus tard
le mois
suivant cet
entretien,
dans le
cadre d'un
plan
d'action de
reclassement
personnalisé.
Le plan
d'action
comprend :
-
si
nécessaire,
un bilan
de
compétences
permettant
d'orienter
dans les
meilleures
conditions
le plan
d'action,
-
un suivi
individuel
de
l'intéressé
par
l'intermédiaire
d'un
correspondant
destiné
à
l'accompagner
à tous
les
niveaux
de son
projet
professionnel
et à
évaluer
le bon
déroulement
de son
plan
d'action,
y
compris
dans les
6 mois
suivant
son
reclassement,
-
des
mesures
d'appui
social
et
psychologique
pour
permettre
à
l'intéressé
de
prendre
la
mesure
des
engagements
réciproques
liés à
la CRP,
-
des
mesures
d'orientation
tenant
compte
de la
situation
du
marché
local de
l'emploi,
-
des
mesures
d'accompagnement
(préparation
aux
entretiens
d'embauche,
techniques
de
recherche
d'emploi...),
-
des
actions
de
validation
des
acquis
de
l'expérience
et/ou
des
mesures
de
formation
incluant
une
évaluation
prenant
en
compte
l'expérience
professionnelle
de
l'intéressé.
Leur mise en
œuvre est
confiée à
Pôle emploi
- ANPE ou
aux autres
organismes
participant
au service
public de
l'emploi.
Mesures
complémentaires
Les
différentes
mesures
prévues par
le plan
d'action
peuvent être
complétées
par :
-
l'aide à
la
validation
des
acquis
de
l'expérience,
-
les
aides
incitatives
au
contrat
de
professionnalisation,
-
l'incitation
à la
reprise
d'emploi
par le
cumul
d'une
allocation
d'aide
au
retour à
l'emploi
avec une
rémunération,
-
l'aide
dégressive
à
l'employeur,
-
l'aide à
la
reprise
ou à la
création
d'entreprise,
-
les
aides à
la
mobilité
géographique.
Actions de
formation
Les actions
de formation
proposées à
l'intéressé
sont celles
qui
répondent
aux
conditions
d'éligibilité
des
formations
financées
dans le
cadre du
projet
personnalisé
d'accès à
l'emploi (PPAE).
Sont
prescrites
en priorité
les actions
de formation
permettant
un retour
rapide à
l'emploi
dans le
cadre des
actions
homologuées
ou
conventionnées
par
l'Assedic,
qui
préparent à
des métiers
pour
lesquels les
besoins en
main-d'oeuvre
ne sont pas
satisfaits.
Lorsque
l'action de
formation,
notamment
s'il s'agit
d'une action
de
requalification,
n'est pas
achevée au
terme de la
CRP, elle se
poursuit,
dans le
cadre du
PPAE, dans
la mesure où
l'intéressé
s'inscrit
comme
demandeur
d'emploi.
Pour le
salarié
ayant moins
de 2 ans
d'ancienneté
dans
l'entreprise,
l'arrivée du
terme de la
période
d'indemnisation
au titre de
l'allocation
spécifique
de
reclassement
ne fait pas
obstacle à
l'attribution
de
l'allocation
de fin de
formation.
Suivi de
l'exécution
du plan
d'action de
reclassement
personnalisé
Dans le
bassin
d'emploi
concerné, un
correspondant
issu d'une
équipe de
reclassement
personnalisé
est chargé
de l'appui
individualisé
du
bénéficiaire
de la CRP.
Cette équipe
est composée
de
représentants
des
organismes
chargés du
reclassement,
de
l'orientation
et de la
formation
des
travailleurs
privés
d'emploi
sous la
coordination
de Pôle
emploi -
Assédic.
Un document
écrit
formalise
les
relations
entre le
bénéficiaire
de la CRP et
Pôle emploi
- Assédic.
Il précise
les
prestations
fournies par
les
organismes
assurant ou
participant
au service
public de
l'emploi à
l'appui
d'une
démarche
active des
bénéficiaires
d'une CRP.
Ce document
précise les
conditions
et les
modalités de
recours pour
lesquelles
l'intéressé
cesse de
bénéficier
de la CRP :
-
lorsqu'il
refuse
une
action
de
reclassement
ou qu'il
ne s'y
présente
pas,
-
lorsqu'il
refuse
une
offre
d'emploi
considérée
comme
valable,
-
lorsqu'il
a fait
des
déclarations
inexactes
ou
présenté
des
attestations
mensongères
en vue
de
bénéficier
indûment
de la
CRP.
Lorsque
l'intéressé
cesse de
bénéficier
de la CRP à
cause d'une
des raisons
ci-dessus,
il doit
s'inscrire
comme
demandeur
d'emploi.
Indemnisation
Le
bénéficiaire
de la CRP
perçoit une
allocation
spécifique
de
reclassement
pendant
toute la
durée de la
convention.
Indemnité
différentielle
de
reclassement
Lorsque,
avant le
terme de la
CRP, le
bénéficiaire
reprend un
emploi
salarié dont
la
rémunération
est
inférieure
d'au moins
15 % à celle
de son
emploi
précédent
pour le même
nombre
d'heures
hebdomadaire
de travail,
il perçoit
une
indemnité
différentielle
de
reclassement.
Le montant
mensuel de
cette
indemnité
est égal à
la
différence
entre 30
fois le
salaire
journalier
de référence
servant au
calcul de
l'allocation
spécifique
de
reclassement
et le
salaire brut
mensuel de
base de
l'emploi
repris.
Elle est
versée
mensuellement,
dans le but
de compenser
la baisse de
rémunération.
Son
versement ne
peut excéder
12 mois pour
toute
procédure de
licenciement
économique
engagée à
compter du
1er avril
2009.
Lorsque la
procédure a
été engagée
avant cette
date, il ne
peut
dépasser 8
mois.
Le versement
est effectué
dans la
limite d'un
montant
total
plafonné à
50 % des
droits
résiduels de
l'intéressé
à
l'allocation
spécifique
de
reclassement.
L'indemnité
est due dès
lors que
l'intéressé
justifie de
l'exécution
de son
contrat de
travail.
Au terme de
la CRP
Tout
bénéficiaire
d'une CRP
qui, au
terme de
cette
convention,
est toujours
à la
recherche
d'un emploi
peut
bénéficier
de
l'allocation
d'aide au
retour à
l'emploi
(ARE) dès
son
inscription
comme
demandeur
d'emploi,
dans la
limite de
ses droits,
sans délai
de carence
ni différé
d'indemnisation.
La durée
d'indemnisation
au titre de
l'ARE est
réduite du
nombre de
jours
indemnisés
au titre de
l'allocation
spécifique
de
reclassement.