Bénéficiaires
Tout
salarié qui n'a pas suffisamment acquis de
droit à congés, quel que soit son statut
antérieur (travailleur indépendant,
demandeur d'emploi, salarié, ...), quelle
que soit son ancienneté dans l'entreprise et
quel que soit le motif de la non-acquisition
de jours de congé suffisants (congés de
maladie, congé sabbatique, ...) peut
bénéficier de ces allocations.
Des
règles particulières sont prévues pour les
apprentis, les salariés en CDD (notamment
ceux engagés pour surcroît d'activité) et
les salariés à temps partiel.
Les
intérimaires sont exclus du bénéfice de ces
allocations.
Demande
Le
salarié intéressé doit formuler une demande
auprès de son employeur.
L'employeur transmet cette demande, pour
instruction, à l'unité territoriale
compétente des directions en charge des
entreprises, de la concurrence, de la
consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE
- ex-DDTEFP).
Si le
salarié remplit les conditions pour
bénéficier de ces allocations, l'unité
territoriale compétente des DIRECCTE adresse
à son employeur une décision d'attribution
qui précise le montant des allocations dues.
Calcul du
montant des allocations journalières
Le
montant total des allocations journalières
pour privation partielle d'emploi est
calculé en prenant en compte les journées ou
les indemnités compensatrices de congés
payés dont l'intéressé a pu bénéficier au
cours de la période de référence
(généralement du 1er juin de l'année
précédente au 31 mai de l'année en cours).
Le
montant de l'allocation est fixé à :
-
22,40 €par jour indemnisable dans les entreprises de 250
salariés au plus (base 35 h),
-
19,43 €par jour indemnisable dans les entreprises de plus
de 250 salariés (base 35 h).
Dans le
cas d'un contrat à temps partiel,
l'allocation est versée au prorata de la
durée de travail fixée au contrat.
Les
allocations sont versées à la date normale
de paye.
Elles
sont imposables et doivent figurer sur le
bulletin de paye.