Bénéficiaires
Peuvent
bénéficier de ce congé les salariés
concernés par une procédure de licenciement
économique dès lors que leur entreprise :
-
est
soumise à l'obligation de proposer un
congé de reclassement,
-
a
conclu un accord collectif relatif à la
gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences.
Nature du congé
Les
périodes de travail proposées aux salariés
peuvent être accomplies au sein ou en dehors
de l'entreprise qui a proposé le congé de
mobilité.
Elles
peuvent prendre la forme soit d'un CDD
(lorsqu'elles concernent des contrats
conclus au titre de la politique de
l'emploi), soit d'un CDI. Lorsque la période
de travail prend la forme d'un CDD, le congé
de mobilité est suspendu et reprend à
l'issue du contrat pour la durée restant à
courir.
Période
d'accomplissement
Le congé
de mobilité est pris pendant la période de
préavis du salarié. Dans ce cas, le salarié
est dispensé d'exécuter le préavis.
Lorsque
la durée du congé excède la durée du
préavis, le terme du préavis est reporté
jusqu'à la fin du congé.
Durée
La durée
du congé est fixée par l'accord collectif.
Contenu de
l'accord collectif
L'accord
collectif détermine les conditions que doit
remplir le salarié pour bénéficier du congé
de mobilité. Son contenu :
-
fixe
les modalités d'adhésion du salarié à la
proposition de l'employeur et leurs
engagements respectifs,
-
organise les périodes de travail, les
conditions suivant lesquelles il est mis
fin au congé et les modalités
d'accompagnement des actions de
formation envisagées,
-
détermine le niveau de la rémunération
qui sera versée pendant la période du
congé qui excède le préavis,
-
prévoit les conditions d'information des
institutions représentatives du
personnel lorsque l'employeur propose à
ses salariés un congé de mobilité,
-
détermine les indemnités de rupture
garanties au salarié.
Rémunération
Lorsque
le congé de mobilité est effectué pendant la
durée du préavis, le salarié perçoit son
salaire habituel.
Si le
congé se prolonge au-delà de la durée du
préavis, la rémunération est fixée :
-
au
minimum à 65% de la rémunération brute
moyenne des 12 derniers mois,
-
ou,
en tout état de cause, à 85% du SMIC
brut minimum.
La
rémunération versée est exonérée de
cotisations sociales au maximum pendant les
9 premiers mois du congé. Cependant, elle
n'est pas exonérée de la contribution
sociale généralisée (CSG) et la de
contribution au remboursement de la dette
sociale (CRDS) .
En cas
d'acceptation du dispositif
Si le
salarié accepte la proposition de congé de
mobilité :
-
son
contrat de travail est rompu d'un commun
accord avec son employeur à l'issue du
congé,
-
l'employeur n'a plus l'obligation de lui
proposer un congé de reclassement.