Licenciement d'une femme enceinte ou en congé
maternité
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Rupture du
contrat de travail
Licenciement d'une femme enceinte ou en
congé maternité
La salariée
enceinte ou en
congé maternité
bénéficie d'un
régime
protecteur qui
s'applique
également si
l'employeur
envisage son
licenciement.
Ainsi,
l'employeur ne
peut pas
licencier une
salariée au
motif qu'elle
est enceinte ou
en congé
maternité.
La
protection est
absolue ou
relative, elle
varie en
fonction de la
situation de la
salariée.
Avant le congé
de maternité
Dès lors que
l'employeur a
connaissance de
l'état de
grossesse d'une
salariée, il ne
peut pas la
licencier, sauf
s'il justifie :
d'une
faute grave
de la
salariée, à
condition
qu'elle ne
soit pas
liée à
l'état de
grossesse,
ou de
son
impossibilité
de maintenir
ce contrat
pour un
motif
étranger à
la grossesse
ou à
l'accouchement
(par exemple
: motif
économique
justifiant
la
suppression
du poste).
Par
conséquent, en
dehors de ces
deux motifs, le
licenciement est
annulé à
condition que la
salariée envoie
à son employeur
un certificat
médical
justifiant
qu'elle est
enceinte et
indiquant la
date présumée de
l'accouchement.
Le certificat
est envoyé par
lettre
recommandée avec
avis de
réception, dans
les 15 jours à
compter de la
notification du
licenciement. La
réintégration de
la salariée
enceinte dans
l'entreprise
doit avoir lieu
au plus vite,
après réception
par l'employeur
du certificat.
Pendant le congé
de maternité
Pendant le
congé de
maternité, la
salariée
bénéficie d'une
protection
absolue. Aucun
licenciement
n'est possible,
quel que soit le
motif. En
conséquence :
le
licenciement
ne peut pas
être notifié
à la
salariée
pendant le
congé,
le
licenciement
ne peut pas
non plus
prendre
effet
pendant le
congé, même
s'il a été
notifié
avant le
début du
congé.
A noter
: La
protection
de la
salariée
en congé
de
maternité
est
absolue,
qu'elle
use ou
non de
son
droit au
congé.
Par
exemple,
la
salariée
qui
écourte
son
congé et
reprend
son
activité
6
semaines
après
son
accouchement
alors
qu'elle
bénéficiait
d'un
droit à
10
semaines
de congé
reste
totalement
protégée
jusqu'à
l'expiration
des 10
semaines.
A l'issue du
congé de
maternité
Pendant les 4
semaines qui
suivent
l'expiration du
congé de
maternité, la
salariée
bénéficie de
nouveau de la
protection
prévue avant le
congé. Ainsi,
durant cette
période,
l'employeur ne
peut pas
licencier la
salariée, sauf
s'il justifie :
d'une
faute grave
de la
salariée, à
condition
qu'elle ne
soit pas
liée à
l'état de
grossesse,
ou de
son
impossibilité
de maintenir
ce contrat
pour un
motif
étranger à
la grossesse
ou à
l'accouchement.
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