Un
contrat de travail à durée
indéterminée (CDI) peut être rompu
d'un commun accord entre l'employeur
et le salarié.
Cet
accord, ou rupture conventionnelle,
est distinct du licenciement et de
la démission.
Il ne
peut pas être imposé par l'une ou
l'autre des 2 parties, et fait
l'objet de modalités de mise en
place spécifiques.
Bénéficiaires
Les
salariés pouvant bénéficier du
dispositif de la rupture
conventionnelle doivent être
employés en CDI.
Cependant, la rupture
conventionnelle ne s'applique pas
aux ruptures de contrats résultant :
-
des accords collectifs de
gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences (GPEC),
-
des plans de sauvegarde de
l'emploi (PSE).
Rémunération
Le
salarié bénéficiant de la rupture
conventionnelle perçoit une
indemnité spécifique de rupture
conventionnelle.
Le
montant de cette indemnité ne peut
être inférieur à celui de
l'indemnité légale de licenciement
(ou de l'indemnité conventionnelle
de licenciement lorsque celle-ci est
supérieure au montant de l'indemnité
légale).
Régime
social et fiscal de l'indemnité
Lorsque le salarié n'est pas en
droit de bénéficier d'une pension de
retraite, l'indemnité de rupture est
imposable dans les mêmes conditions
que pour l'indemnité de licenciement
versée en dehors d'un PSE. Elle est
exonérée de cotisations de sécurité
sociale dans les mêmes conditions,
et est soumise à la CSG et à la CRDS
seulement pour la partie de son
montant qui excède le minimum légal
ou conventionnel.
Lorsque le salarié est en droit de
bénéficier d'une pension de
retraite, l'indemnité de rupture est
imposable dans les mêmes conditions
que pour l'indemnité de départ
volontaire en retraite. Elle est
assujettie aux cotisations sociales,
à la CSG et à la CRDS.
Droits
aux allocations chômage
Sous
réserve d'en remplir les conditions
permettant d'en bénéfice, les
salariés dont le contrat de travail
a été rompu par le biais d'une
rupture conventionnelle ont droit
aux allocations chômage.