Symptômes
Les
plaques, généralement très étendues,
se manifestent le plus souvent sur les
coudes, les genoux et le dos. Elles
peuvent néanmoins se développer au
niveau des plis des aines, des aisselles,
sur la paume des mains ou la plante des
pieds. La peau est alors sèche, grise et
fissurée. D'autres localisations sont
possibles, comme sur le cuir chevelu ou
les ongles.Chez
l'enfant, faisant souvent suite à une
angine, les plaques prennent parfois la
forme de toutes petites tâches ou de pièces
de monnaies.
Evolution
Le
psoriasis évolue par poussées, souvent
en relation avec des évènements extérieurs
comme le stress, la fatigue, un choc émotionnel
ou avec certains médicaments. Surtout
chez l'enfant, il peut être déclenché
par une angine.
Le psoriasis peut
se apparaitre sur
l'ensemble du corps, entraînant une détérioration
de l'état général avec fièvre,
frissons et perte de poids. Parfois, une
multitude de petites cloques remplies
d'un liquide blanchâtre se forment sur
les plaques rouges (psoriasis pustuleux).
L'inflammation, en atteignant les
articulations, principalement des doigts
et de la colonne vertébrale, peut se
transformer en " rhumatisme
psoriasis " et entraîner des déformations
très handicapantes.
Pas de traitement
standard
Il
ni a pas de traitement standard du
psoriasis, ni de solution préventive. Le traitement dépend de l'ancienneté
,de la localisation et de l'étendue
des lésions et du type de la peau
du patient.
En cas de
formes peu étendues, un traitement local
vise à décaper les lésions, en décollant
les pellicules blanchâtres, et à réduire
les rougeurs à l'aide de produits réducteurs,
comme des goudrons, des corticoïdes
locaux ou des dérivés de la vitamine D3.
Si
l'affection est étendue sur plus de 30%
de la surface du corps, on utilise la
" puvathérapie ". Cette
technique est basée sur des médicaments
photo sensibilisants, activés par une
exposition aux ultraviolets A, pour
freiner le renouvellement de la peau et
calmer l'inflammation.
Le
psoriasis pustuleux est traité à l'aide
de médicaments à base de vitamine A.
Quant aux formes graves, la thérapie
repose sur l'emploi d'immunosuppresseurs.
Les cures
thermales sont également indiquées. Les
lésions peuvent être décapées à
l'aide de jets fins et puissants ou par
la concentration saline des eaux de mer,
associée aux effets bénéfiques du
soleil.
Facteurs favorisants
Sans être
un élément déclenchant, le stress peut
aggraver les poussées de psoriasis.
L'alimentation ne semble pas intervenir,
mais l'alcool intensifie la pathologie
surtout en cas de psoriasis sévère.
Selon une
étude récente, le tabagisme induirait
un risque de psoriasis débutant, dans un
cas sur deux ! Cet effet est dose dépendant
et très marqué pour les formes
pustuleuses, surtout chez les femmes (probablement
en raison du rôle anti-strogène
du tabac). Le tabagisme, toujours déconseillé,
l'est plus encore en cas d'antécédent
familial de psoriasis.
Les
microtraumatismes et les frottements
aggravent et auto-entretiennent les lésions.
Il est donc indispensable de ne pas
gratter les plaques les pellicules blanchâtres
de surface. Par ailleurs, il faut éviter
les agressions provoquées par les
produits détersifs, dont le savon, et
particulièrement les substances
caustiques.
Enfin, la
peau doit être régulièrement hydratée
avec des laits pour éviter la sécheresse
de la peau, facteur favorisant le
renouvellement épidermique.
En
l'absence de complication, le psoriasis
n'est pas considéré comme une maladie
grave. Toutefois, son fort préjudice
esthétique est souvent très mal vécu,
avec un retentissement psychologique et
social important. C'est une affection de
la qualité de vie.
Le
traitement de la peau ne représente donc
généralement pas le seul aspect de la
prise en charge. Une aide psychologique
est souvent nécessaire pour atténuer
les répercussions de l'atteinte esthétique
(image de son propre corps, confiance en
soi, relation avec l'entourage). La
souffrance morale du patient doit
toujours être prise en compte.
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