Lombalgie
Source de
l'info ( extrait du
site 33 docavenue) voir suite article sur :www.33docavenue.com Dr Agnès Chabot, rhumatologue, Hôpital
Lariboisière, Paris
Santé
Lombalgie
La
lombalgie n'est pas une maladie mais plutôt un
symptôme.
Il ne
faut donc pas méconnaître, parallèlement, une
affection grave pour laquelle un retard de
diagnostic serait préjudiciable (infection,
tumeur ). Des douleurs nocturnes, rebelles,
une fièvre associée, un amaigrissement, une
perte de l'appétit, etc., sont des signes
d'alerte qui doivent encourager à consulter sans
tarder, afin de faire un diagnostic et de débuter
un traitement adapté. Pour la majorité des
patients, la lombalgie ne présente aucune gravité
: la douleur est diurne, rythmée par les efforts
et calmée par le repos, mais volontiers récidivante.
On parle alors de lombalgie commune, dite aiguë
si elle évolue depuis moins de trois mois,
qualifiée de chronique au-delà. Mal du dos, mal
du siècle ? Seules
2 personnes sur 10 n'auront jamais de douleur
rachidienne. Les lombalgies sont le plus souvent
transitoires et ne durent plus de deux mois que
pour 10 % des malades. En revanche, elles sont la
première cause de limitation des activités après
45 ans. Le traitement médical se justifie pour
98 à 99 % des patients, la chirurgie restant réservée
au très petit nombre de patients ayant conservé
une parfaite concordance radio clinique mais
ressentant toujours des douleurs malgré un
traitement adapté.
L'anatomie du rachis
lombaire
Le rachis
lombaire comprend cinq vertèbres, reliées
entre elles par les disques intervertébraux,
qui permettent de résister à la
transmission des forces de pesanteur et
d'assurer l'amplitude des mouvements de
la colonne. Le disque est composé de 65
à 90 % d'eau. Il se modifie avec le
vieillissement et commence à se déshydrater
dès l'âge de 30 ans. Les vertèbres
sont également reliées entre elles par
les articulations inter apophysaires postérieures
(ou zygapophysaires), qui permettent des
mouvements de glissement. La stabilité
du rachis lombaire est renforcée par les
ligaments, les muscles para vertébraux,
ainsi que par la sangle abdominale située
en avant. La proximité des structures
nerveuses par rapport au canal rachidien
explique les retentissements possibles
d'une pathologie du disque, des vertèbres
ou des inter apophysaires postérieures,
sur les racines nerveuses. La moelle épinière
s'arrête au niveau des vertèbres L1 (lombaire
1) ou L2 (lombaire 2) et ne risque donc
pas d'être comprimée. En revanche, les
racines nerveuses lombo-sacrés cheminent
dans ce canal, jusqu'à leur émergence
par le trou de conjugaison. Lorsque
celles-ci sont irritées, on observe une
douleur dans le membre inférieur (le
plus souvent, une sciatique ou une
cruralgie).