Polyarthrite rhumatoïde
Source de
l'info ( extrait du
site 33 docavenue) voir suite article sur :www.33docavenue.com Dr Christophe Bernardeau,
Rhumatologue, Hôpital Lariboisière, Paris
Santé
Polyarthrite rhumatoïde
La polyarthrite rhumatoïde
(PR) est le plus fréquent des rhumatismes
inflammatoires (environ 1% de la population
globale). Cette maladie atteint de préférence
les femmes, entre 35 et 50 ans, mais elle peut
survenir à tout âge et concerne les deux sexes.
Elle
se caractérise par une inflammation de la
membrane qui délimite la cavité articulaire,
appelée membrane synoviale. Cette maladie touche
principalement les articulations des mains, des
poignets, des pieds et des genoux, qui deviennent
gonflées, rouges et chaudes. Le terme
polyarthrite est utilisé lorsqu'au moins quatre
articulations sont simultanément atteintes.
L'atteinte est symétrique (côté droit et
gauche, en même temps), l'inflammation
articulaire est responsable de douleurs nocturnes
(accompagnées de réveils nocturnes) et d'un
" dérouillage " matinal difficile (articulations
raides le matin).
Au cours
de cette maladie, la membrane synoviale
des articulations atteintes s'épaissit
anormalement (formant ainsi le panus
synovial) et sécrète du liquide (épanchement
de synovie). L'inflammation articulaire déforme
les articulations, et, à la longue, peut
détruire le cartilage articulaire et éroder
l'os.
L'évolution
naturelle de la PR peut s'orienter vers
la guérison (rarement), vers une
persistance de l'inflammation articulaire
(avec peu ou pas de destruction
articulaire, le plus souvent), ou enfin
vers d'importantes destructions
articulaires et des structures péri
articulaires (ligaments et tendons). La
PR peut donc se présenter de façon très
hétérogène. La cause de la PR demeure
inconnue, mais on sait qu'elle est liée
à un terrain génétique particulier (facteur
prédisposant) et à des paramètres
environnementaux (facteurs déclenchant),
tels que des troubles hormonaux ou des
infections virales. De nombreuses
recherches ont actuellement lieu
concernant la génétique de la PR. La
probabilité que des enfants de parents
atteints de PR aient eux-mêmes cette
maladie est infime.